MY STORY

Origines | Roots


Origines - Roots

Pendant les années 1962-1970, La France devint la première destination des immigrés portugais. Les années 1969 et 1970 connurent les entrées les plus spectaculaires, puisque chacune de ces années-là, il est entré 80 000 travailleurs (hommes et femmes confondus). Et, en une décennie, le nombre de Portugais en France était passé de 50 000 à plus de 700 000 !

Mes parents ont fait partie de cette dernière vague. Arrivant d’un pays régi par Salazar et sa dictature, ils quittèrent leur pays natal en désespoir de cause, à la recherche de meilleures perspectives pour eux-mêmes et leur future famille.

Aujourd’hui encore, lorsque je pense à ce que cela représentait d’arriver dans un pays où l’on ne parlait pas la langue, où l’on ne connaissait personne, où l’on devait commencer de zéro et sans le sou, j’ai beaucoup de respect et d’admiration pour eux. Je sais que sans leur sacrifice, ma sœur et moi n’aurions jamais bénéficié de la vie privilégiée que nous avons eue.

Contrairement à beaucoup d’immigrés portugais, mes parents n’ont jamais cultivé l’éducation « à la portugaise ». Les seules obligations étaient de parler la langue à la maison et de partir en vacances chaque année visiter notre famille.

Les vacances au Portugal étaient un réel bonheur. D’abord, c’était un réel choc culturel. Le pays était encore très peu développé et j’avais conscience que nous avions la belle vie comparée à ce peuple. Ensuite, cela représentait la liberté.

La vie de fermiers que menaient mes grands-parents étaient un rêve pour nous, petites parisiennes. Soudain, nous étions libres de galoper dans les champs, d’aller et venir à notre guise. Nous étions en contact avec les animaux. Nous mangions ce qu’on qualifierait actuellement de « bio », rien que des produits de la ferme (bref notre version de La Petite Maison Dans La Prairie !). Et, en plus, nous avions  aussi la mer juste à côté. Tous les étés, depuis mon enfance jusqu’à mon premier job, nos vacances furent passées là. Et cela, pour notre plus grand plaisir.

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During the years 1962-1970, France became the first destination of Portuguese immigrants. The years 1969 and 1970 experienced the most dramatic entrances, since each of those years saw the arrival of 80,000 workers (men and women). And in a decade, the number of Portuguese in France rose from 50,000 to over 700,000! 

My parents were part of that wave. Arriving from a country governed by Salazar and his dictatorship, they left their homeland in desperation, seeking better opportunities for themselves and their future family.

Even today, when I think about what it meant to arrive in a country where you do not speak the language, where you knew no one, where you had to start from scratch and penniless, I have a great respect and admiration for them. I know that without their sacrifice, my sister and I would never have enjoyed the privileged life that we had.

Unlike many Portuguese immigrants, my parents have never applied a traditional “Portuguese education”. The only obligations were to speak the language at home and go on vacation every year to visit family.

Holidays in Portugal were a real joy. At first, it was a real culture shock. The country was still very underdeveloped and I realized that we had beautiful life compared to that people. But for us, it represented freedom.

The life of farmers that led my grandparents was a dream for us, young little Parisian. Suddenly, we were free to gallop in the fields, to come and go as we pleased. We were in contact with nature and animals. We ate what we now define as “organic”, nothing but farm products (our brief version of Little House On The Prairie!). And, in addition, we also had the sea very close. Every summer, from my childhood until I get my first job, our holidays were spent there. And that was our greatest pleasure.

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