MY STORY

Happy Mother’s Day




Kiddos




En cette période de célébration de la mère, j’ai décidé de faire un post un peu personnel sur le sujet d’être mère.
Je ne suis pas une mère. Je suis une belle-mère et –excusez la vulgarité- quel nom à la con !
On n’est pas plus préparé à être « belle-mère » qu’on ne l’est à être mère. En vérité, peut-être moins car il faut prendre un train en marche. Et, connaître des enfants -rarement nouveau-nés- c’est s’ajuster à leur personnalité, leur curiosité, leurs attentes, leurs craintes…

S’entendre avec ces enfants, c’est aussi en grande partie la base de la relation avec leur père. Mais on ne trompe pas un enfant. On ne peut pas s’improviser sa meilleure amie sans s’investir honnêtement, sans créer un vrai lien, sans chercher à le comprendre, sans respecter son espace ainsi que celui de ses parents.

Pour ma part, je me considère chanceuse. J’ai actuellement dans ma vie un petit garçon de 11 ans et une pré-ado de 14 ans. Compliqué ? Non. Tout est question d’intelligence émotionnelle.
Tout d’abord, ce sont des enfants qui ont bien vécu et accepté la séparation de leurs parents. Ensuite, ils sont sensibles, intelligents, bien élevés et intéressants (je n’exagère pas). Donc ça aide ! Mon rapport avec les enfants n’a pas commencé avec eux. Je me suis occupée d’enfants dès mes quinze ans en étant « babysitter » et cela jusqu’à la fin de mes études ! Donc les devoirs, les bagarres, les bains, les repas… tout ça n’est pas nouveau. Quelque part, ça y ressemble sauf que cette fois, ils ne sont plus « les » mais « mes » enfants (non pas de chair mais) de cœur.

Être « belle-mère » ne s’apprend pas : ça se ressent.

Ce qui m’attriste à l’heure actuelle est le peu de crédit donné à ce rôle pourtant si délicat. Non, vous ne pouvez pas légitimement vous absenter du travail ou partir pour un enfant malade. Non, les autres femmes ne vous considèrent pas une « vraie » mère si vous n’avez pas procréé vous-même. Non, vous n’avez aucun droit de visite légal en cas de rupture avec le père… La liste pourrait continuer encore et encore. La société change mais les lois ne s’adaptent pas forcément.


Happy Mother's Day



Aujourd’hui encore, être mère ou pire ne pas vouloir l’être, provoque toujours le jugement de nos pairs. La femme –malheureusement- reste très souvent la pire ennemie de la femme. Le souhait d’une femme de ne pas enfanter ou de ne simplement pas allaiter, donne toujours lieu à un débat autour d’un choix personnel et non pas un droit universel. Une mauvaise mère vaut-elle plus qu’une femme ne souhaitant pas être mère ? Je pourrai continuer longtemps sur ce thème étant moi-même très souvent visée. Pourtant, si « je n’aimais pas les enfants », je ne choisirai pas à l’heure actuelle d’élever ceux des autres.

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Vicente




In this period of mother’s celebration, I decided to write a little personal post about motherhood.
I’m not a mother. I am a stepmother and -excuse my French- what a stupid name!
We are not more prepared to be a “stepmother” that to be a mother. Perhaps even less because you have to climb on a rolling train. As they are rarely newborn child, you have to adjust to their personality, their curiosity, their expectations, their fears…

 The relationship with their father is also largely based on the relationship you have with these children. But you can’t fake goodwill. You can’t improvise being their best friend without investing yourself honestly, without creating a real connection, without trying to understand them, without respecting their space and their parents space too.

As for me, I consider myself lucky. I currently have in my life a little boy aged 11 and a teen 14 years old. Complicated? Not really. It’s all about emotional intelligence. First of all, they are children who understood and accepted the separation of their parents. Then, they are sensitive, intelligent, well educated and interesting (I’m not exaggerating). So it helps! My relationship with the children did not start with them. I took care of children since I was fifteen by being “babysitter” and that until the end of my studies! So homework, fights, baths, meals… all is not new. This time, they are not “the” but “my” children (not of flesh but) heart.

You don’t learn how to be a “stepmother”. You feel it.

What saddens me right now is the lack of credit given to this yet so delicate role. No, you cannot legitimately take time off work or leave for a sick child. No, the other women do not consider you a “real” mum if you have not procreated yourself. No, you have no legal right of visiting in case of break up with the father… The list could go on and on. Society is changing, but the laws do not necessarily fit.

Today, being a mother or worse not wanting to be one, always causes the judgment of our peers. The women remain -sadly- the worst women’s enemy. The desire for a woman not to give birth or simply not to breastfeed, always rises into a debate on a personal cause and not a universal right. Is a bad mother more legitimate than a woman not wanting to be a mother? I could go on and on this theme being myself often referred. Yet if “I did not like children,” I will not choose actually to raise those of others.


Vera



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