BEING BOSS

Starting a business in Lisbon: Véronique boutique




Veronique Laranjo



Quitter un pays pour écrire un nouveau chapitre n’est jamais facile. Oser y lancer son affaire, encore moins.

Comme toute personne fraichement débarquée dans une nouvelle ville, Véronique a réalisé que la mode pointue et qualitative n’était pas le fort de Lisbonne. Force fut de constater qu’à part les Zara, Mango, Massimo Dutti… La présence d’une identité de mode était nulle.

Si la ville était déjà en légère mouvance, tout restait à faire dans ce domaine. Ce fut donc le défi que se fixa Véronique à travers son projet Véronique Boutique.

Aujourd’hui, au fil des saisons, elle sélectionne soigneusement des créateurs dont elle respecte le travail et se reconnaît dans les pièces. Tentant proposer tour à tour une mode originale et portable alliée à la philosophie de sa boutique, c’est un lieu qui mérite sans conteste le détour si vous êtes exigeante et amoureuse de mode.

Pourquoi as-tu voulu créer ton propre business ?
Je souhaitais créer mon business depuis un certain temps mais j’étais trop jeune. Je l’ai fait lorsque j’ai estimé avoir l’âge suffisant, avec plus d’expérience et surtout la volonté d’être libre et de ne pas suivre les ordres des autres. Être mon propre patron quoi!

Quelle a été la partie la plus difficile pour commencer ?
La partie la plus difficile a été de prendre la décision de le faire. Une fois décidée, tout s’est très bien passé même si je fais parfois face à quelques difficultés! Mais je reste tellement enthousiaste que ça n’est pas grave en soi.

As-tu appris des leçons depuis que tu as lancé ta boutique ?
J’ai appris beaucoup de leçons. C’est une sacrée aventure de quitter un pays, de quitter un emploi bien rémunéré, de vendre son appartement et de partir dans un pays que l’on connait à peine. Je dois dire que j’ai beaucoup grandi par cette expérience, cela exige de ne pas être faible.



Veronique Laranjo



As-tu dû faire des sacrifices depuis que tu t’es lancée dans cette aventure ?
Le plus grand sacrifice est la tranquillité d’esprit. Nous vivons des temps étranges avec beaucoup d’insécurité et il faut apprendre à vivre au jour le jour. Être son propre patron signifie que si les choses tournent mal personne ne sera là pour payer mon salaire.

Quel est l’avantage de travailler à son compte ?
L’avantage majeur est que ma boutique est à moi. Je prends toutes les décisions (bonnes ou mauvaises) et elle représente mon univers, ma vision des choses… Je mets beaucoup de coeur et de moi-même dans ma boutique.

Quel est l’inconvénient de travailler à son compte ?
L’inconvénient c’est que, parfois, je prends les choses trop personnellement et cela me blesse quand les gens ne perçoivent pas ma vision.



Veronique Laranjo



Les 3 principales choses à considérer avant de se lancer :
– Il est important de comprendre ce que les gens veulent
– Comment se faire entendre par les autres
– Avoir de l’argent de côté afin de tenir bon quand les affaires ne tournent pas beaucoup. Beaucoup d’entreprises font l’erreur de penser qu’elles vont faire beaucoup d’argent tout de suite et finissent par fermer après quelques mois.

Est-il facile de se lancer à Lisbonne ? Penses-tu que cela aurait pu être plus facile dans une autre ville ou un autre pays ?
Cela dépend du type de business. Je pense qu’ici, il est plus facile d’ouvrir une entreprise mais je vois aussi beaucoup d’ouvertures et de fermetures juste après. Pour faire quelque chose de bien, cela prend du temps, surtout en ces temps actuels. Le marché portugais est petit et très limité dans beaucoup de domaines de sorte qu’il faut être prudent.

Quels conseils souhaiterais-tu donner ?
Quelqu’un qui décide d’ouvrir un business doit le faire à 50% affect 50% business. Il ne faut se lancer que si l’on aime ce que l’on fais et pas seulement pour faire de l’argent rapide en faisant quelque chose de peu qualitatif (car il y en déjà beaucoup trop!) et aussi de ne pas être trop à fleur de peau sinon tu finis par être stressée et triste.



Veronique Laranjo



Quelles ressources (livres, classes…) peux-tu recommander ?
En France, j’ai fait un cours proposé par l’Agence Nationale Pour l’Emploi qui m’a été très utile. Je pense que la chose la plus importante est de faire une bonne étude de marché et d’avoir quelques économies.




Veronique Laranjo



Leaving a country to write a new chapter is never easy. Daring to run a business, even less.
As anyone freshly landed in a new city, Veronique realized that the sharp and qualitative fashion was not the best of Lisbon. Apart from Zara, Mango, Massimo Dutti… the presence of a fashion identity was zero. If the city was already in a slight changing movement, everything remained to be done in this area. So that was the challenge Véronique did when she opened Véronique boutique.
Today, seasons after seasons, she carefully selects fashion designers whose work she respects and pieces of clothes that match her personal tastes. She tries to offer an original and wearable fashion combined with the philosophy of her shop in a place that undoubtedly deserves a visit if you are demanding and caring of fashion
.

Why did you start your own business?
I had the will of starting my own business from a while ago, but I was too young. I suppose I got to the right age with more experience and especially the will of freedom, not to follow others orders, be my own boss.

What is the most difficult part of starting it?
The most difficult part was to take the decision to do it. Once I decided, it went quite smoothly, even if I faced a few difficulties but I was so excited that they did not matter.

Have you learn any lessons since you started your business?
I have learned many lessons! It’s quite an adventure to leave a country, leave a well paid job, sell your flat and go to somewhere you hardly know.
I have to say that I have grown a lot! This is a very demanding life and you cannot go weak.



Veronique Laranjo



Do you have to make sacrifices since starting it?
The biggest sacrifice is the peace of mind. These are already strange times, with a lot of insecurity and you learn to live day by day. You are your own boss so if things go wrong, no ones is there to pay your salary.

What is the best part about working for yourself?
The best part is that my business is mine, I make all the decisions (good or bad) and that it’s my universe, my vision of things, I put a lot of heart and myself in my boutique.

What is the worst?
The worst is for the same reason. Sometimes, I get too personal and I get hurt when I see that people don’t get it.



Veronique Laranjo



Name 3 things someone should consider before starting their own business:
-It’s that you have to understand what people want
-How to make yourself perceived by the others
-And have money apart, saved, in order to hold on. Of course, it depends on the business, but many businesses make the mistake to think that they gonna do loads of money right away and they end up closing after a few months.

Is it easy to make it in Lisbon? Do you think it could have been easier in a different city or country?
It depends also on the type of business. I think here it’s easier to star a business but I see many opening and closing right after.
To do something good, it takes time, especially in times like these.
The Portuguese market is small and quite limited in a lot of areas, so you have to be careful.

Any piece of advice you would like to give?
If you decide to open a business, you have to get this ratio right: 50% heart 50% business. Do it because you love what you do and not only to make money by doing or opening something crap (because there’s a lot of those already) and also not to put too much emotion either, otherwise you end up being stressed and sad.



Veronique Laranjo



Any ressources (books, classes…) you would like to recommend?
In France I did a course that was proposed by the Employment Agency which was quite useful. I think the important thing is to make a good market research and to have some economies.

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